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Mobilisé·es dès le 10 septembre !
Lors de son allocution du 15 juillet préfigurant les grandes orientations du débat budgétaire 2026, Bayrou a tiré à boulets rouges sur le modèle social français, hérité de la Libération, force de notre pays et principal levier de sa solidarité, sacrifié sur l’autel du réarmement et de choix budgétaires mortifères.
Affaiblissement des Services Publics (suppression de 3000 emplois, non remplacement d’un fonctionnaire sur trois dès 2027, aucune mesure salariale pour ses agent·es), ciblage des chômeur·ses, des retraité·es (désindexation des pensions et le remplacement de l’abattement de 10 % par un système forfaitaire), des classes populaires et des malades, mise à contribution de celles et ceux qui travaillent mais jamais ni le patronat ni les actionnaires ni les plus riches : une attaque de classe d’une rare violence !
La suppression de deux jours fériés est emblématique d’une politique méprisante qui fait toujours porter au monde du travail l’essentiel des efforts demandés.
Pourtant, le dogme de la non-augmentation des impôts des plus fortuné·es et les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises ont creusé les déficits, augmenté la dette et aggravé les crises sociales et écologiques. Aujourd’hui, la pauvreté et les inégalités sont à leur plus haut niveau depuis trente ans. S’obstiner dans cette voie, ce serait faire basculer le pays dans un marasme social sans précédent et durable, aux conséquences démocratiques dangereuses.
Marasme anti-pacifique également, les milliards à prélever sur la population correspondant aux 40 milliards dévolus par Macron à l’économie de guerre.
Face à cette agression, la riposte populaire s’organise.
Depuis plusieurs semaines, des appels à bloquer le pays le 10 septembre se multiplient.
Les revendications mises en avant par ce mouvement : refus du plan d’austérité annoncé par Bayrou, augmentation des salaires et des pensions, retraite à 60 ans, services publics, rejet de la loi Duplomb, aspiration à la paix et refus de l’augmentation des dépenses militaires… sont en adéquation avec les revendications portées par les syndicats de luttes et de transformations sociales comme la FSU.
Déterminée à mener la lutte des classes, la FSU 81 soutient et appelle à participer aux mobilisations du 10 septembre qui doivent s'inscrire dans le cadre le plus unitaire possible, sur la base de revendications humanistes et progressistes et selon les modalités construites localement.
La FSU 81 appellera à l’action le mercredi 10 septembre, des préavis de grèves nationaux ayant déjà été déposés par les différents syndicats qui composent la FSU.
Le 10 septembre doit constituer la première journée d’une mobilisation interprofessionnelle et populaire s’inscrivant dans la durée, avec un plan d’actions clairement défini au plan local comme national.
Grève, actions variées, blocages, manifestations, AG, réunions syndicales…les mobilisations du 10 septembre doivent participer à cette montée en puissance pour stopper les politiques austéritaires et belliqueuses du gouvernement Macron-Bayrou et imposer d’autres choix budgétaires, sociaux, écologiques et porteurs de paix.
Le travail de conviction doit s’engager dès aujourd'hui sur nos lieux de travail.
La FSU portera ces mandats lors de l’intersyndicale départementale qui se tiendra le 3 septembre à Albi.