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Réduire l’endettement de l’hôpital de Lavaur : un faux problème
Les instances dirigeantes de l’hôpital se vantent d’avoir réduit de beaucoup le déficit. Mais comment ? Sur le dos du personnel et des malades ? Depuis plusieurs années, les réductions du nombre de personnel et de services se sont succédées.
Les services de psychiatrie ont payé le prix fort : fermeture du Ramel, de Fiac , réduction de lits à la Gravette , Pech …Au nom de la réduction du déficit, les orientations gouvernementales et de l’ARS veulent réduire le temps passé à l’hôpital. Mais où iront les patients ? A la rue ? En effet le soin psychiatrique demande du temps.
Les patients et les salariés n’ont pas à subir les conséquences d’un soi-disant trou de la Sécu entièrement fabriqué par les cadeaux faits au patronat depuis des dizaines d’années. Pourquoi ne pas supprimer la taxe sur les salaires que l’Hôpital paie à l’Etat ?
L'analyse des communistes:
Le domaine de la santé dans notre pays devient préoccupant.
Il est de plus en plus difficile d’accéder aux soins. Pourquoi ?
-Pénurie de médecins
-Fermeture de secteurs entiers dans les hôpitaux
-Coupe drastique dans le budget du ministère de la santé
-Non-remboursement des médicaments ou de certains actes par la sécurité sociale
-Cherté des actes et des médicaments
Notre système de santé est attaqué par la logique de la rentabilité financière.
L’objectif de ceux qui nous gouvernent , au service des intérêts des grands groupes financiers , n’est plus de répondre le mieux possible aux besoins de santé de la population mais de réduire le soi-disant déficit.
Or la meilleure santé possible de ses habitants est source de richesse et de développement pour un pays.
Les Communistes proposent :
-Une véritable prise en charge à 100% des soins grâce à une démocratie sociale et une réforme du financement de la Sécurité sociale. Le tiers-payant doit être généralisé.
Les dépassements d’honoraires doivent être supprimés et nous devons revenir à un secteur conventionnel unique.
- Il faut développer les centres de santé publics avec des médecins salariés.
-Il faut mettre fin aux quotas pour les formations médicales et paramédicales en donnant aux universités les moyens nécessaires avec des pré-recrutements ouvrant à un pré-salaire permettant aux jeunes étudiants d’accéder à la formation, sans qu’ils soient barrés par des problèmes de financement de leurs études.
Les métiers de la santé doivent être accessibles à tous, même aux étudiants de milieux moins favorisés.
-Un plan de développement de l’hôpital public doit être mis en place.
La privatisation des hôpitaux doit être arrêtée. Il faut mettre en place un budget de fonctionnement qui couvrira l’ensemble des charges et obligations des établissements sur la base de l’obligation de moyens et non de résultats.
10 000 emplois doivent être créés dans tous les métiers de l’hospitalier.
Tous les contractuels doivent être titularisés.
Les conditions de travail doivent être améliorées.
Les hôpitaux de proximité doivent être développés et reconstruits. Ils doivent disposer d’un service d’urgence conséquent, d’une maternité, de services de médecine, de chirurgie et de service de soins pour les personnes âgées.
Chaque bassin de vie doit disposer d’un établissement de santé public à moins de 30 minutes de transport du domicile des patients.
Comment financer ces mesures ?
-Créer un pôle public du médicament ( allant vers la nationalisation démocratique de ce secteur) pour lutter contre le gaspillage de l’assurance maladie par les multinationales.
-Suppression des 80 milliards d’exonérations patronales de cotisations sociales et créer une cotisation de 5% sur les dividendes
-Remboursement aux hôpitaux de la taxe sur les salaires et de la TVA
-Suppression de la tarification à l’activité ( T2A) qui détermine les ressources allouées par l’Etat privilégiant certains secteurs au détriment d’autres.
-LES ARS( agence régionale de santé) mises en place pour asphyxier les hopîtaux doivent être remplacées par des services régionaux démocratiques de l’Etat , composés des usagers, des professionnels de santé et des élus du territoire.
-Actuellement, la Sécurité sociale est financée par les cotisations salariales et patronales (incluses dans le salaire brut), par la CSG( qui est un impôt) et par des taxes. L’affectation de la CSG et des taxes dépend des orientations budgétaires du gouvernement en place, ce qui est très dangereux. Il faut rétablir un financement de la Sécu par les cotisations sociales sur les salaires, supprimer les exonérations de cotisations patronales et faire cotiser les autres revenus issus des richesses produites par les salariés (dividendes, jetons de présence des administrateurs de société etc...) au même niveau.
La Sécurité sociale doit être gérée démocratiquement par les assurés sociaux, en leur faveur et de manière égalitaire.
« Contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins »:ce principe doit être celui de la Sécurité sociale.
Nous proposons une santé pour tous, la fin des privilèges, le droit d’être soigné partout sur tout le territoire.
Nous invitons toutes les personnes intéressées à soutenir nos propositions.
Section de Lavaur