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Non au budget de guerre ! L’argent pour les salaires et les services publics !

Non au budget de guerre ! L’argent pour les salaires et les services publics !

Engels avait montré l’impasse que constitue une vie parlementaire qui croit être le lieu des rapports de force, ce qu’il appelait le « crétinisme parlementaire », qui faisait croire à des députés du peuple qu’ils allaient changer la société en négociant des accords pour des votes majoritaires à l’assemblée.

 

Le désordre politique continu et sa médiatisation du processus budgétaire au Parlement amplifie la crise profonde de la gauche, son incapacité à sortir du piège entre gauchisme et réformisme.

Les socialistes croient pouvoir obtenir de la macronie quelques mesures positives.

Les Insoumis disent pouvoir obtenir la chute du gouvernement et donc une nouvelle dissolution, ce qu’espère aussi le RN et une partie de LR.

Les écologistes hésitent.

Et les communistes sont entendus à la hauteur de leur force à l’assemblée… plus que faible !

Les communistes centrent leur bataille sur les 211 milliards d’aide publique aux entreprises et la nécessité de la taxe Zucman.

Dans le même temps, certains croient qu’on pourraient obtenir quelques contrôles des aides publiques et une taxe Zucman light et que ce ne serait pas si mal.

 

Pour le budget, personne à gauche, et bien sur à droite ou à l’extrême droite ne veut remarquer que la plus forte progression des dépenses budgétaires ce sont les dépenses militaires. Rappelons que l’assemblée à voter un plan massif de l’augmentation du budget militaire de 431 milliards, deux fois plus que les aides publiques aux entreprises.

Rappelons que le budget 2026 ajoute plus de 6 milliards à un budget record qui dépassait 50 milliards en 2025, pour seulement 36 milliards en 2019.

Et ce n’est pas fini : l’objectif affiché de 5 % du PIB demandé par l’OTAN conduirait à dépenser 100 milliards rapidement !

 

C’est un peu comme la suspension de la réforme des retraites. Bien sur que pour les milliers de presque- retraités qui pourraient gagner en gros 3 mois en cas de suspension, c’est intéressant. Mais à vrai dire, l’ensemble des retraités risque de le payer et un an plus tard, la suspension prendra fin…. Et voilà !

 

Vous croyez vraiment qu’on peut discuter de ceci ou cela de ce budget pour dire si on peut ou non le voter alors que les deux premiers postes de dépense seront la dette et la guerre ?

Les rentiers et les actionnaires de l’industrie militaire seront les seuls gagnants de tout budget voté dans ce contexte.

Pour les milieux populaires, tout budget qui finance la guerre est une impasse.

Pendant que les parlementaires discutent, polémiquent, médiatisent, et font des calculs électoraux sur les sondages, la crise frappe dur : fermetures d’entreprises partout, violence du mal-logement, record de personnes à la rue, indignité des migrations organisés par notre propre colonialisme, et la barbarie du colonialisme israélien à Gaza comme en Cisjordanie, sans oublier la guerre au Soudan, au Congo, en Ukraine.

 

Il y a urgence que le Parti Communiste laisse de côté ce microcosme parlementaire indécent.

 

Il faut que le PCF s’engage malgré ses difficultés dans une bataille populaire contre la guerre, en faisant du refus du budget militaire le cœur de cette bataille, faisant le lien entre les urgences et la paix.

 

Il faut que notre Parti réponde aux attentes des classes laborieuses, des étudiants, des retraités. Nous devons être le parti de la chance, de l’espoir pour le peuple français. Pas de politique politicienne, pas de compromis et de demi-mesures. Laissons cela aux partis réformistes de « gôche ».

 

La paix, la justice sociale, la défense des plus faibles doivent être nos seules préoccupations. Lutter contre la crise, contre les guerres, c’est là que doit se situer notre combat !!

 

Notre force au Parlement est faible, mais nos forces vives, celles des cellules, des sections, des fédérations ,elles, sont bien présentes. C’est sur ces bases-là qu’il faut compter pour faire avancer la société vers plus de justice, de paix, de liberté.

 

Nous sommes depuis toujours, et nous devons rester, le Parti des travailleurs, des opprimés. C’est notre raison d’exister, sinon, à quoi bon ?

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