Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

social politique histoire

11 victimes de l'Extrème Droite en 4 ans .Une minute de silence pour Quentin Deranque. Sans commentaire...

11 victimes de l'Extrème Droite en 4 ans .Une minute de silence pour Quentin Deranque. Sans commentaire...

Depuis le 14 février, la mort tragique du militant d’extrême droite Quentin Deranque, lors d’un affrontement avec des antifascistes à Lyon, fait l’objet d’une instrumentalisation effrénée.

Mais il faut quand même rappeler que ce jeune était avec un groupe de militants d'extrême droite armés et casqués, prêts à "casser du gauchiste"!

Cette affaire donne lieu à une réécriture de l’histoire de la violence politique en France.

«La violence d’extrême droite est dérisoire, ça n’existe pas statistiquement, a ainsi osé affirmer Marion Maréchal sur BFM TV, le 17 février. La seule violence qui est structurelle, massive, systématique est d’extrême gauche.»

 

MAIS les chiffres et les archives disent tout le contraire.

En France, sur 53 morts attribuées à des militants politiques entre 1986 et 2014

- 5 impliquent des militants de gauche (dont 4 pour le seul groupe Action directe)

-48 incombent à l’extrême droite.

 

L’extrême droite tue parce qu’elle est raciste, antisémite, homophobe, antiféministe.

Les crimes commis par l’extrême droite sont, eux, motivés par le rejet de « l’autre ».

Entre 2022 à 2026, onze homicides impliquent l’extrême droite, dont cinq pour la seule année 2022.

Les victimes

- le rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par l’ex-militant du GUD Loïk Le Priol, pour s’être interposé au cours d’une agression raciste. Il ne faut pas oublier les faits: Aramburu ,agressé par les nazillons, leur avait flanqué une correction. Ces derniers se sont enfuis, et revenus l'abattre à coup de révolver dans le dos.

- Éric Casado Lopez, abattu par le complotiste antisémite Martial Lenoir

- les Kurdes Mir Perwer, Abdurrahman Kizil et Emine Kara, assassinés par Willia  Malet, fanatique de Jean-Marie Le Pen et d’Éric Zemmour.

Ces onze meurtres en à peine quatre ans ont suscité peu d’émoi sur la scène politique.

 

Une minute de silence a été unanimement respectée à l’Assemblée pour Quentin Deranque.

 

Mais les macronistes et le RN s’étaient opposés à la minute de silence proposée par la gauche pour Aboubakar Cissé, poignardé de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril 2025.

 

Et pour bien des crimes commis en raison de l’origine ou de la religion de la victime, la justice a choisi de ne pas retenir le motif raciste comme circonstance aggravante.

C’est le cas dans l’affaire Djamel Bendjaballah, cet éducateur de 43 ans tué le 31 août 2025 près de Dunkerque par Jérôme D., pilier de la Brigade française patriote, un groupuscule d’ultradroite. De multiples plaintes pour « njure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » avaient pourtant été déposées par la victime.

Toutes classées sans suite.

 

On ne peut nier que l'extrème droite française et ses bras armés sont protégés par la justice.

Il y a véritablement deux poids, deux mesures en matière de traitement des violences politiques dans notre pays.

Les actes racistes sont impunis, voire même quasiment excusés, quand leurs auteurs sont des membres de l'Extrème Droite.

 

N'en déplaise à Marion Maréchal, la violence d'extrème droite existe, et les exemples que nous venons de citer suffisent à le prouver.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Pour l'instant notre principal souci c'est les élections ...
Répondre